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MESSAGE DE S.E. MONSIEUR BERNARD EMIÉ, AMBASSADEUR DE FRANCE AU LIBAN, A L’OCCASION DE LA RENTRÉE DES CLASSES DES ÉTABLISSEMENTS CONVENTIONNÉS FRANCO-LIBANAIS
- 9 octobre 2006 - Madame, Monsieur le Proviseur, Mesdames et Messieurs les responsables de l’encadrement, Mesdames et Messieurs les enseignants, Mesdames et Messieurs les représentants des parents d’élèves, Chers élèves, Retenu en France, je ne suis pas en mesure d’être à vos côtés en cette journée de rentrée, mais je suis avec vous tous par la pensée et j’ai tenu à m’adresser à vous au travers de ce message. En effet, si une journée de rentrée n’est jamais une journée comme les autres, aussi bien pour les enseignants que pour les élèves et leurs parents, elle prend cette année une toute autre dimension : le Liban a vécu cet été une épreuve imprévue et cruelle, qui a profondément blessé, directement ou indirectement, la population du pays sur l’ensemble de son territoire. Je sais combien vous avez tous été bouleversés par ces événements dramatiques, ces pertes qui vous ont peut-être touché directement et ces destructions inadmissibles, notamment celles d’établissements scolaires, qui ont défiguré et endeuillé le Liban. Tout au long de cette crise, la France a été aux côtés du Liban : solidaire, fraternelle, engagée pour que la guerre s’arrête et que le pays retrouve le chemin de la paix, de l’indépendance, de la pleine souveraineté sur l’ensemble de son territoire. La France et tout son peuple, dans sa diversité, a vécu ces moments avec intensité et solidarité. Sous l’impulsion du Président de la République Française, le gouvernement et le Parlement ont été unis pour se mobiliser afin de soutenir le peuple libanais, aussi bien dans l’épreuve elle-même, que dans la phase d’urgence humanitaire qui a suivi et dans celle de reconstruction qui s’engage à présent. C’est pourquoi nous avons absolument tenu, en accord avec l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger et la Mission laïque française, à ce que tous les établissements conventionnés de ce pays se conforment à la volonté du Ministre libanais de l’Education de retenir la date du 9 octobre 2006 comme date officielle de rentrée. Comme le Ministre, nous souhaitons que cette journée soit une journée de mémoire et de solidarité, mémoire à l’égard de ceux qui ont perdu la vie au cours de ce conflit, notamment tous ces enfants qui avaient votre âge, et solidarité vis-à-vis de tous ceux de vos camarades qui sont aujourd’hui privés d’écoles, dans l’attente de leur reconstruction. Au-delà de ce moment symbolique d’aujourd’hui, c’est à un travail de réflexion approfondi sur les valeurs de solidarité que je vous invite à accomplir tout au long de l’année qui vient, de manière à ce que cette année ne soit pas une année comme les autres, mais une année encore plus utile, qui marque résolument un nouveau départ. Car ce que je voudrais également vous dire, au terme de ce message, chers enseignants, chers élèves, c’est notre espoir et notre confiance dans ce Liban dont vous êtes l’avenir et dont vous pouvez être fiers. Dans les établissements franco-libanais à travers tout le pays, vous portez les valeurs de la francophonie mais aussi ces valeurs communes au Liban et à la France de liberté, de justice, d’égalité, de progrès et de fraternité. C’est pourquoi la minute de silence à laquelle je vous invite à vous joindre à présent, et qui est respectée en ce moment-même dans tous les établissements franco-libanais du Liban, si elle doit être une minute consacrée au souvenir, doit être aussi tournée vers cet avenir qu’il nous revient de vous aider à construire. Vivez pleinement cette année scolaire ! Montrez par votre travail et votre engagement votre foi en l’avenir ! Mobilisez-vous pour porter dans vos études et par votre action les valeurs qui nous sont communes ! Bonne rentrée à tous et beaucoup de courage et d’ardeur au travail pour chacune et chacun d’entre vous. Bernard EMIÉ |
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